C’est pour faciliter la vie de René Blin, un ami qui a perdu la vue à l’âge de 8 ans, qu’en 1952 Paul Corteville, ouvrier du textile, s’essaye à éduquer Dickie, une chienne berger allemand. Paul Corteville n’aura de cesse de développer l’éducation et l’élevage des chiens guides. Forte de cet héritage, la Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles (FFAC) marche dans ses pas avec les associations affiliées depuis 50 ans. La chaîne de solidarité qui s’est formée autour du chien guide fonctionne si bien que l’on en oublierait presque combien le pari était fou au départ : réunir tout un petit monde – familles d’accueil, bénévoles, salariés, donateurs – pour élever, éduquer et remettre gratuitement des chiens capables de guider les personnes déficientes visuelles en toute sécurité. Le chien guide est une aide sans égale pour affronter les obstacles lors des déplacements du quotidien. Grâce à son éducation de près de deux ans, il sait répondre à 50 ordres différents. Il a appris à repérer tout ce qui pourrait gêner le passage de son maître, à se diriger entre les passants sans perdre le cap, à s’arrêter pour signaler une marche, un bord de trottoir, de quai de gare. Il est également un précieux compagnon, auprès duquel le maître va pouvoir reprendre confiance en lui dans sa vie quotidienne et au sein de la société.