Enlumineur
Histoire de l'enluminure
Dès le VIe siècle, elle est pratiquée dans les monastères, à la gloire de Dieu. Alors que l'écriture est en pleine expansion, les moines travaillent intensément à recopier et décorer les manuscrits religieux et textes d'auteurs. A l'aide de pigments naturels, de feuilles d'or et d'argent, le moine enlumineur enrichit et embellit textes et lettrines calligraphiés à l'encre noire ou sépia.
L'enlumineur du XXIe siècle ne doit pas seulement maîtriser la mise en couleur et la pose des feuilles d'or. Il doit aussi savoir préparer son support, dessiner et calligraphier. La qualité de son travail dépend de son talent à choisir, puis à préparer ses pigments, qui peuvent être d'origine végétale, minérale, animale, de terres ou de métaux. Le point culminant du travail de l'enlumineur est l'application des couleurs, dont dépend toute la profondeur et la vie de son ½uvre. La réalisation d'une ½uvre peut requérir plus de cent heures… l'enlumineur travaille avec passion, calme et patience.
Les enlumineurs d'aujourd'hui exercent leur talent soit à travers la restauration et la copie de manuscrits moyenâgeux soit à travers la création de diplômes, de menus, d'arbres généalogiques et de cartes de v½ux, d'affiches, de logos et de publicités et même d'½uvres originales parfois exposée