La marais poitevin
Si la « Venise verte » est la partie la plus emblématique du Marais poitevin, elle ne représente qu’un tiers des 110 000 hectares du parc naturel régional, la 2e plus grande zone humide de France, qui s’étend entre Niort et l’Atlantique. Car le Marais poitevin a trois visages.
Le marais mouillé, d’abord, et son dédale de canaux bordés d’aulnes, de peupliers et de frênes têtards aux étranges silhouettes qui fixent les berges.
Changement radical de décor avec le marais desséché où d’immenses plaines ravies sur l’océan s’étendent sans fin, protégées par des digues.
Avec la baie de l’Aiguillon ou marais maritime, voici l’infini de l’océan avec ses marées, ses prés salés et sa vasière qui font le bonheur des oiseaux migrateurs.
Le Marais poitevin semble être le fruit de la nature, mais il doit tout au travail de l’homme. Recouvert par la mer il y a 8 000 ans, il était devenu un marécage hostile. Dès le XIe siècle, des moines cherchent à assécher les terres pour en exploiter le sol. Les abbayes de Maillezais et d’Aliénor témoignent de ce passé où furent entrepris des aménagements pharaoniques poursuivis pendant plusieurs siècles pour aboutir au système hydraulique complexe que l’on connaît aujourd’hui. Entre terre et mer, entre eau douce et eau salée, le Marais poursuit son histoire, veillant avec passion à préserver l’extraordinaire diversité de sa faune et de sa flore.